Cette inégalité indique que la dispersion en énergie de l'état d'un système fixe
une borne inférieure à sa durée de vie moyenne :
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Notamment, si le système est dans un de ses états propres d'énergie,
est nul, et la durée de vie
est infinie. C'est
le cas des solutions particulières de l'équation de Schrödinger, qui ont
été appelées des solutions stationnaires.
La précédente inégalité présente une grande analogie formelle avec les
autres inégalités de Heisenberg telles que :
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Toutefois, il y a lieu de rappeler ici que ces trois inégalités font toutes
intervenir des écarts-types d'observables, tandis que
n'est
pas un tel écart-type, puisque selon la mécanique quantique non relativiste, le temps
n'est pas représenté par une observable quantique.
Cependant, on peut remarquer que la durée de vie d'un état
peut être une grandeur mesurable aléatoire. Il en est ainsi
par exemple, de la durée de vie d'un état excité atomique,
puisque l'instant
de sa désintégration est imprévisible.
Dès lors,
mesure l'indétermination de la date
de cet événement. D'une manière analogue, nous avons
déjà remarquéIV9 que la
dispersion en impulsion, et donc également en énergie
,
d'un paquet d'ondes est liée à l'indétermination
qui frappe l'instant
de passage du centre
de ce paquet
d'ondes en un point
d'observation, par la même relation :
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tandis que la localisation éventuelle
de la particule au
voisinage de
est elle-même frappée des indéterminations
et
. Dès lors, et dans ce cas, les quatre inégalités
précédentes de Heisenberg peuvent être rassemblées en une seule qui est
:
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désignant les quatre
indéterminations qui affectent les coordonnées du 4-vecteur
événe-ment : détection de la particule au point
à l'instant
, et par ailleurs
désignant les quatre indéterminations qui affectent les
coordonnées
et
du 4-vecteur impul-sion-énergie de
cette particule.