Pour un système physique, un atome par exemple, isolé dans
l'espace, toutes les directions de l'espace sont équivalentes.
Plus précisément l'expression de son hamiltonien
est
invariante par rotation, de telle sorte que :
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désignant le moment angulaire total du
système. Tenu compte de l'expression générale d'un
opérateur de rotation induite quelconque :
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désignant un axe de rotation quelconque et
un angle quelconque, il en résulte :
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Si donc
désigne un des états de l'atome
correspondant à la valeur propre
:
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on en déduit immédiatement :
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Tous les états
déduits de
par une rotation quelconque
sont donc
également de états propres de
avec la même valeur
propre
. Cette valeur propre est donc dégénérée à
moins que l'état
ne soit lui-même invariant par
rotation quand :
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Ainsi en général toute valeur propre de
est
dégénérée et cette dégénérescence, qui résulte de
l'isotropie de l'espace pour le système physique, s'appelle la
dégénérescence de rotation.
Cette dégénérescence révèle que
ne constitue pas
un E.C.O.C. à lui seul mais puisque :
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les trois observables
et
constituent en général un E.C.O.C. dont les vecteurs propres
communs notés
sont définis sans ambiguïté,
de telle sorte que, en particulier :
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La dégénérescence de la valeur propre
est égale au
nombre de vecteurs propres distincts
relatifs à
cette même valeur propre
. En effet, ces vecteurs sont
bien indépendants puisqu'ils sont orthogonaux tandis que les
vecteurs
considérés
précédemment ne l'étaient pas.
Ces vecteurs propres indépendants se déduisent les uns des
autres par action des opérateurs échelons
et
. En
effet puisque
commute avec
et
:
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et avec
:
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La dégénérescence de la valeur propre
est donc égale
au nombre de valeurs distinctes de
, soit
. Pour chacune
des valeurs propres
la dégénérescence de rotation
est donc d'ordre
. Elle ne peut être nulle
que si le spin
de l'état est nul.
La dégénérescence de la valeur propre
pourrait
encore être d'un ordre plus élevé s'il lui correspondait
plusieurs valeurs distinctes de
, ce qui constitue toutefois
une circonstance exceptionnelle dûe seulement à la structure
particulièreIII15 du hamiltonien. Ainsi, en général chaque valeur
propre
ne dépend que des nombres quantiques
et
et
ne dépend pas du nombre quantique magnétique ou azimuthal
:
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