L'ensemble des hypothèses faites est donc incompatible avec les résultats expérimentaux prévus par la mécanique quantique, et qu'il y a toutes les raisons de considérer comme exacts.
Une au moins des hypothèses faites doit donc être abandonnée. Plusieurs solutions de détresse sont alors possibles, dont notamment les deux suivantes :
Solution A : Conserver les hypothèses 3 et 4, c'est-à-dire adhérer à un
réalisme local, mais renoncer à l'existence de propriétés séparables,
telles qu'elles sont impliquées par l'hypothèse 5. Dès lors, même
après leur séparation spatiale les particules
et
ne deviennent pas
indépendantes l'une de l'autre. L'état de la partiucle
peut dépendre
en particulier d'une mesure faite sur la particule
. C'est ainsi qu'à
partir d'un état initial :
![]() |
la mesure de
aura pour effet de réduire le paquet d'ondes,
et de placer la particule
dans un état propre de
tandis
qu'une mesure de
l'aurait placée dans un état propre de
.
Cette action instantanée à distance n'est toutefois pas une interaction
causale, susceptible de transmettre un signal, car les valeurs de
ou de
ne peuvent être choisies à volonté.
Avec cette hypothèse de non séparabilité, les probabilités
considérées précédemment ne peuvent plus être associées à des
propriétés individuelles, intrinsèques de la particule
, mais peuvent
dépendre de la nature de l'appareillage avec lequel l'autre particule
va
interagir, c'est-à-dire que l'on devrait considérer par exemple, trois types de
probabilités :
![]() |
Le calcul précédent n'est plus alors possible et le résultat aberrant est évité.