|
|
- La théorie classique, qui ne connait que l'aspect ondulatoire
de la lumière, le fait en tirant partie de la linéarité des équations de
Maxwell. Il en résulte en effet, que la somme de deux solutions est encore
une solution et que par suite la somme de deux champs électromagnétiques
est encore un champ électromagnétique.
Inversement toute solution des équations, c'est-à-dire tout champ physique, peut être décomposée en une combinaison linéaire de solutions particulières, c'est-à-dire en une superposition d'autres champs physiques convenablement choisis.
Dans cette expérience, il est tout indiqué de décomposer le
champ électrique
, qui définit la direction de
polarisation
, suivant les axes
et
:
|
|
L'intensité du flux transmis est proportionnelle au carré de l'amplitude
soit
et la fraction de la puissance transmise sera
bien égale à
.
Toutefois cette explication classique n'est pas satisfaisante. En
effet si la puissance du faisceau est suffisamment faible, on
constate que l'énergie qui a traversé la lame cristalline est
détectée en aval, par exemple avec un photomultiplicateur, ou
sur une plaque photographique, sous forme de grains individuels
d'énergie localisés dans l'espace et le temps, appelés
photons. Toutes les propriétés de l'onde : direction,
énergie, polarisation... doivent donc être attribuées aux
photons qui la constituent, et l'état de cette onde s'identifie
avec l'état individuel commun à tous ces photons. Notamment
l'état initial
de polarisation de chacun de ces photons
doit donc pouvoir être décomposé en la somme de deux états
de polarisation l'un
selon
et l'autre
selon
:
![]() |