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Ce serait alors ces deux ondes, qui en ajoutant algébriquement leurs
amplitudes en chaque point
de l'écran
créeraient le phénomène
d'interférence.
Or, ici encore, si la puissance de la source
est
suffisamment faible, on détecte sur l'écran
l'apparition
temporellement discontinue d'impacts localisés, attribués aux
photons constitutifs du rayonnement électromagnétique. La figure
d'interférence est donc créée par des photons successifs et
donc indépendants. L'ensemble des photons constitutifs de l'onde
ne se partage pas en deux sous-ensembles, l'un qui
constituerait l'onde
et l'autre l'onde
. Au contraire, c'est l' état initial
de chacun des photons décrit classiquement par l'onde
, qui se partage en deux états l'un
décrit
classiquement par l'onde
et l'autre
par
l'onde
:
![]() |
La physique classique attribue l'interférence à la
superposition des ondes
et
.
Nous verrons que la mécanique quantique l'attribue à la superposition des
états
et
. En ce sens, on dit que
le photon interfère avec lui-même.
Ainsi, dans l'expérience de la lame cristalline de tourmaline l'état initial de polarisation du photon peut être décomposé en la somme ou la superposition de deux autres états de polarisation. Dans l'expérience des deux fentes de Young, l'état du photon qui a traversé l'écran peut également être décomposé en deux états de translation. Puisque ces états physiques peuvent s'ajouter, il est alors tentant de les représenter par des êtres mathématiques dotés d'une loi de combinaison interne qui soit précisément additive : les vecteurs. Nous accédons ainsi au premier postulat de la mécanique quantique :
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