L'effet d'interférence entre la diffusion coulombienne et la
diffusion d'origine nucléaire est particulièrement important
lorsque les deux amplitudes ont des modules voisins. Notamment,
s'il était possible de réaliser les conditions
expérimentales suivantes :
et
, le modèle
théorique très schématique utilisé ici, indique que la
section efficace différentielle s'annulerait pour
(frange noire) c'est-à-dire à l'énergie de
résonance
.
Il y a lieu de remarquer ici que le formalisme de la mécanique quantique constitue un cadre théorique général qui s'impose à toutes les théories physiques concernant les diverses interactions. Néanmoins, à l'instar de celui de la mécanique classique de Newton, ce cadre abstrait est vide s'il n'est pas associé à d'autres théories qui elles, prétendent rendre compte des effets expérimentaux des interactions fondamentales. On notera enfin que, si les interactions coulombienne et nucléaire peuvent interférer, ce fait peut être considéré comme une indication que ces deux interactions ne sont pas totalement étrangères l'une à l'autre, et sont susceptibles d'être unifiées ?