Nous nous proposons d'illustrer ci-après les règles quantiques de sommation et de multiplication des amplitudes de probabilité de transition et de montrer comment le seul fonctionnement de ces règles, lestées toutefois par le contenu physique d'un modèle très simple, permet d'expliquer tout un ensemble de phénomènes physiques mettant en jeu la lumière et ses interactions avec la matière.
A cet effet, nous nous proposons de résumer les quatre conférences de Feynman qui ont été publiées dans l'excellent ouvrage intitulé ``Lumière et Matière''.
Dans toutes ces expériences qui vont être décrites, il est toujours supposé que l'intensité des sources lumineuses utilisées est très faible, de telle sorte que l'aspect quantique du rayonnement peut toujours être mis en évidence. Notamment les détecteurs ou récepteurs de lumière sont des photo-multiplicateurs qui peuvent détecter et compter les photons.
Soit donc une onde électro-magnétique incidente de caractéristiques bien déterminées, et donc constituée
de photons identiques. Là où par exemple la physique classique affirme que cette onde se partage en une onde
réfléchie et une onde transmise ou réfractée, la physique quantique considère que chacun des photons incidents
identiques a une probabilité
d'être réfléchi et une probabilité
d'être transmis :
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de telle sorte que les puissances réfléchies
ou transmises
sont dans les mêmes rapports que les
nombres
de photons correspondants et dans les mêmes rapports que les probabilités associées :
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Chacune de ces probabilités
caractérise la
probabilité d'un événement ou d'un processus conformément
au postulat III de la mécanique quantique. Une telle probabilité est égale
au carré du module d'un nombre complexe
qui mesure
l'amplitude de probabilité correspondante. Ce nombre complexe
peut lui-même être représenté par un vecteur
dans le plan complexe, de telle sorte que :
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Grâce à cette représentation, les règles d'addition et de multiplication des amplitudes de probabilité pourront être représentées par des constructions vectorielles dans le plan complexe.