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On utilise le dispositif expérimental schématisé sur la
figure suivante et semblable à celui déjà considéré dans
une question précédenteIV18.
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La source
émet des électrons non relativistes. Ici
encore, et pour simplifier, on supposera qu'une lentille
a
pour effet de mettre dans la région 1 les électrons incidents
dans un état d'impulsion approximativement bien déterminée
et qui peut être factorisé de la
façon suivante :
|
|
désignant par exemple un
paquet d'ondes à une dimension semblable à ceux déjà
considérés précédemmentIV19 :
La traversée de la fente carrée de largeur
provoque la réduction des paquets d'ondes
et
de telle
sorte que :
en faisant l'approximation :
d'où résulte finalement, en renormalisant :
Immédiatement à la sortie de la fente, la fonction d'onde de
la particule est donc celle d'une particule approximativement bien
localisée :
et
:
Il reste à étudier l'évolution temporelle de cet état.
Chacun de ces trois facteurs évolue indépendamment des deux
autres puisque l'hamiltonien est celui d'une particule libre, et
que les composantes de l'impulsion sont des observables qui
commutent :
Le troisième facteur
est donc
simplement multiplié par un facteur de phase. Par contre les
deux autres évoluent de manière identique et cette évolution
temporelle peut être décrite, avec
, en utilisant le
propagateur
qui vient d'être défini :
soit encore explicitement :
La particule tombe sur l'écran
à un instant
et par suite :
désignant la longueur d'onde associée
à la particule incidente :
La distribution des points d'impact qui construisent la figure de
diffraction est régie par la fonction d'onde :
soit encore, en introduisant les intégrales de Fresnel
:
avec :
et :
L'intensité
de la tache au point
d'ordonnée
mesure la probabilité de détection de la particule
en ce point :
On retrouve le résultat classique qui rendait bien compte de la
structure macroscopique de la tache de diffraction obtenue avec
une source lumineuse. Par contre, la physique classique, qui ne fait
intervenir que la structure ondulatoire de la lumière, ne peut
expliquer la structure fine microscopique, constitués de
multiples points d'impact localisés et bien séparés. Seule
la mécanique quantique peut expliquer la coexistence de ces deux aspects :
corpusculaire au niveau microscopique et ondulatoire
au niveau macroscopique.
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Arnaud Balandras
2005-04-02