Considérons deux particules
et
de
coordonnées
et
et d'impulsions
et
(avec
). Les observables :
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commutent et admettent donc un ensemble de vecteurs propres
communs
tels que :
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Considérons donc, à un instant
, un état des deux particules
représenté par un tel vecteur ket :
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On va montrer que, sans agir sur la particule
, et donc sans la
perturber en aucune façon, nous pouvons prédire avec certitude les valeurs
à cet instant
de ses coordonnées
et celles des composantes
de son impulsion. En effet pour cela, il suffit d'effectuer à l'instant
la
mesure de ces mêmes quantités soit
soit
sur la
particule
:
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A cet instant
, la position
et l'impulsion
de la particule
sont donc prévisibles avec certitude l'une et l'autre
(mais non l'une avec l'autre). Ces valeurs
et
ne peuvent
toutefois dépendre des mesures, effectuées ou non effectuées, sur
l'autre particule
(postulat de séparabilité).
Conformément au critère de réalité ces valeurs constituent donc des
éléments de réalité physique possédés en même temps par la particule
. Dans l'état correspondant, la position
et l'impulsion
de cette particule
sont donc simultanément définies :
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Selon le formalisme quantique, un tel état physique devrait être
représenté par un vecteur propre simultané des observables
et
. Or un tel vecteur n'existe pasV7, puisque le commutateur de
et
est égal à
. Tout ceci semble
indiquer que les vecteurs kets du formalisme quantique ne codent
qu'une partie seulement des propriétés des états physiques
réels. La représentation quantique est donc
incomplète.