Choisir une représentation, c'est donner une représentation numérique des
êtres mathéma-tiques : kets, bras, opérateurs,... etc utilisés dans le
formalisme. C'est représenter chacun de ces êtres par un ensemble de nombres et
pour le faire, comme nous l'avons déjà vu, il faut choisir un E.C.O.C. dont
les vecteurs propres communs constituent une base bien définie dans l'espace
des états. Tous ces E.C.O.C. sont mathématiquement équivalents, et de ce
point de vue les observables de position
ou d'impulsion
ne jouissent plus du privilège dont ils bénéficiaient dans
la physique classique, du fait que l'espace de référence était alors l'espace
physique à trois dimensions. Au contraire, en mécanique quantique, l'espace support de toute
représentation est un espace abstrait mathématique purement opérationnel,
puisqu'il change avec le système physique étudié.
Toutefois, puisque tout état est repéré par rapport aux états de base, il est préférable que ces derniers jouissent de propriétés physiques bien définies, de manière à constituer une bonne interface entre la théorie et la pratique expérimentale. A cet effet il y a intérêt à choisir pour états de base les états propres d'un E.C.O.C. constitué avec des observables choisies parmi les observables de position et d'impulsion. C'est ce qui va être fait ci-après.
Considérons le système simple constitué d'une particule de spin nul (ou sans
spin). Pour un tel système, les observables de position
suffisent pour
constituer un E.C.O.C. et leurs vecteurs propres communs :
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contituent la base de représentation de Schrödinger. Ces vecteurs de
base seront supposés normalisés à la manière de Dirac :
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de telle sorte que la relation de fermeture s'écrit :
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